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19 avril 2011

Le 19 juillet, ha mais non avril, en 2011

Salut c’t’équipe !

Bientôt les vacances, mais pas pour nous autres, permanentes au jardin, puisqu’il faut mesurer la pousse journalière des salades et abreuver tout ce petit monde, on ne part donc pas chercher des œufs dans d’autres jardins, du moins pas toutes en même temps. Vos légumes vous parviendront donc au son des cloches de Pâques, comme d’habitude.

Un événement incroyable s’étant produit ce weekend, il nous faut vous le relayer. Une terre en friche, au beau milieu de la zone industrielle qui borde notre jardin, s’est faite réappropriée par environ 300 personnes bien intentionnées ce dimanche 17 avril. Un verger a poussé, des plantons de légumes se sont installés, une bergerie qui attend toujours ses moutons s’est construite et une belle fête autour de l’autonomie alimentaire a eu lieu. Depuis lundi matin, les employés éberlués de la zone sus-mentionnée ont le plaisir de voir s’agiter plusieurs êtres humains autour de ces fraîches plantations, en lieu et place d’une triste friche. Chaque soir à 18h, le monde entier est le bienvenu pour imaginer la suite de cet belle aventure et le dimanche est déclaré jour de rencontre et de chantier pour faire vivre cette bonne terre ! Allez-y voir, pour le moment il y a du monde un peu tout le temps, on a des nouveaux voisins forts sympathiques et ça nous rempli le cœur de joie… De notre côté, on saura bientôt si on va nous bétonner le fruit de notre travail, mais on saura désormais aussi comment inverser la tendance ! Plus d'informations .

Sinon, une course folle comme un mardi au chemin des grands-champs nous a permi de vous récolter tout un tas de forces végétales que voici : moult laitues (mais on vous avait prévenu) et un tas de mizuna à faire fondre dans une poêle. La fin majestueuse de nos poireaux qui attendent le mois d’avril pour se refaire une santé, en voilà la preuve. Faites-vous des fûts en vinaigrette et utilisez les feuilles pour en faire un sel aromatisé au poireau succulent du printemps. Ça se garde fort longtemps et ça sert comme bouillon dans tout un tas de préparations. En outre, de l’oignon nouveau, de la carotte nouvelle et du radis qui a connu des jours meilleurs. Le radis souffre méchamment de la chaleur (et il n’est pas le seul), soyez donc clément avec lui, ne le réprimendez pas s’il est un peu fibreux ou autre étrangeté. Il fait ce qu’il peut et nous aussi. Mangez-en les feuilles, en salade avec de l’oigon, du citron et de l’huile d’olive ou en soupe avec oignon, sel et patate. Miam. Et la dernière rave car c’était bel et bien une bonne année à rave.

Sécheresse annoncée, pas de pluie en vue, ça sent la misère du côté des céréales, mais pas encore du côté des légumes. N’empêche, on consomme force flotte, tout pousse très très vite, on courre après les arrosoirs et la terre en plein champ réclame de l’eau, sinon rien n’y pourra être planté… Connaissant votre talent collectif à faire venir la pluie, on vous supplie de vous mettre au boulot et de faire vibrer vos petits corps comme il vous semble bon, histoire de faire tomber un peu l’humidité sur la terre qui craquèle lentement mais sûrement. Et tant pis si ça fait revenir les limaces et les campagnols, on préfère plein de vies que pas de vie, évidemment.

Or donc, outre ces soucis et ces joies qui nous animent, si vous voulez participer un peu aux événements qui se préparent en vue de la votation du 15 mai, merci de vous annoncer ! Le 1er mai prochain, un char partira du jardin pour faire un peu de propagande lors du traditionnel défilé de la fête du travail. Une jardinière conduira, mais le char doit être rempli par vos soins. Le 6 mai suivant, une soirée de soutien aura lieu à « la gavotte », non loin du jardin. Une autre jardinière s’y attèle, mais a besoin d’aide pour préparer cette soirée. Annoncez-vous à l’une  ou à l’autre selon vos disponibilités. Bougez-vous les amies, le compte à rebour a commencé.

Là-dessus on vous quitte, passez nous voir ou passez voir le nouveau jardin libre de plan-les-watches, deux îlots de résistance à soutenir !

A bientôt,                                                                   Vos filles des champs