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1er février 2011
En fèvrier, riez, le premier de 2011
Salut les artistes de la cuisine végétale,
Le 1/3 grippé des jardinières s’étant remis sur pieds grâce à une cure de choucroute et de betterave crue, nous revoilà au complet pour démarrer ce dernier mois d’hiver qui s’annonce court ! C’est aussi le retour de Denis, notre sexagénère breton, maigrichon et farceur, qui nous avait abandonné pendant une année pour se refaire une santé. Pour ceux qui le connaissent, vous croiserez sa mine trouble et souriante les mardis et mercredis matin. C’est en outre le premier mardi de l’année où nous recevons l’aide de vaillants coopérateurs qui bravèrent le froid pour nous prêter main forte. Grâce à cette fine équipe congelée mais solidaire, voici voilà les légumes de la semaine.
Le retour timide de la salade se fait sous forme de mâche, de pourpier et de roquette, tout droit revenus de leurs vacances en Sibérie. C’est pas grandiose mais c’est drôlement précieux par cette fricasse ! Voilà du chou que l’on dit rouge alors qu’il est carrément violet, de la carotte rouge qui est en fait une betterave, des carottes vraies mais oranges ou jaunes, de la rave blanche comme neige sous son écharpe violette et de la pomme de terre qui porte bien son nom…
Hélène, notre conseillère en recettes, vous propose de tenter un chou rouge genre aigre-doux. Vous coupez finement le chou, vous ajoutez une pomme acidulée coupée en dés avec du sel et vous malaxez le tout (Hélène prétend que c’est le meilleur moment quand on plonge ses mains dans le chou pour le masser, ne passez donc pas à côté de cette phase cruciale). Laissez reposer ½ heure. Ajoutez un peu de vin rouge et de vinaigre balsamique, chauffez le tout dans une casserole et dégustez lorsque le chou est assez tendre.
Pour le reste, si la betterave vous impressionne, n’ayez crainte et ajoutez-en un peu partout, vous verrez qu’elle a l’immense faculté de tout colorer en rose, ce qui ne gâche rien par la grisaille qui courre…
On espère que toutes ces couleurs égayeront votre quotidien fatalement gris sous le stratus,
Vos jardinières à l’éternelle goutte au nez
