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26 octobre 2010
Le vin te scie en octobre 2010
Salut à vous !
Un grnad coup de bise a fait trembler le jardin mais sans trop de dégâts heureusement, on espère que chez vous c’est pareil. On espère surtout que le vent violent n’a pas emporté les multiples feuilles de signatures que vous empilez soigneusement chez vous. Afin de permettre aux personnes qui ont pris en main ce référendum de dormir un peu la nuit, on vous recommande de ne pas oublier de nous renvoyer les feuilles sus-mentionnées…on s’approche du compte mais il en manque encore au moins 2000 donc continuez votre cueillette et faites signer, faites signer, faites signer, c’est pas encore gagné !
En attendant, cette bonne terre de la plaine de l’Aire nous comble de trésors légumiers, c’est l’abondance automnale et on espère que vous arrivez à suivre ! Cette semaine, on vous a préparé un fabuleux mesclun de mâche, tatsoï, roquette, mizuna, palla rosa et pain de sucre. Dans le genre feuille, y a de la côte de bette manifestement heureuse et du chou pointu « Fielderkraut », un chou juteux et sucré selectionné par des germanophones pour la fameuse choucroute. Pouvez vous lancer dans une conserve ou le manger tout cru, il est tout bon quel que soit le sort que vous lui réservez. On nous a livré une recette libanaise végétarienne pour aimer les côtes de bette, ça s’intitule « Chorbet adass bi hamod », autrement dit « soupe de lentilles au citron », on vous la livre ici :
Vous avez besoin pour 5 personnes de 2 verres de lentilles, 500g de bettes, 3 citrons, 3 pommes de terre, 2 oignons, de l’ail, de la coriandre verte ou en poudre, de l’huile d’olive et du sel. Cuire les lentilles dans 2 litres d’eau pendant 30 minutes (que vous pouvez mixer ou pas), ajouter les bettes (feuilles et côtes) coupées en morceaux et le reste aussi. Pouvez faire dorer les oignons dans l’huile avant de les ajouter. En fin de cuisson, hop, du sel et du citron et roulez jeunesse, vous avez une soupe délicieuse à déguster.
Dans votre panier y a aussi quelques patates à manger vite, ainsi que du fenouil et des rescapés de l’été qui ont échapé de justesse au premier gel : quelques tomates ou de la chayotte. Pour la petite histoire, on a planté 15 chayottes qui ont prospéré tout l’été mais seule une plante a donné des fruits, hé oui. 113 très exactement. Donc on en fait déguster une à 113 d’entre vous, c’est ainsi. La chayotte c’est ce truc qui ressemble un peu à un avocat mais en plus clair. Elle se mange crue ou cuite, plutôt sans la peau. C’est un peu entre le concombre (crue) et le navet (cuite), faut goûter. Paraît même que l’amande se mange aussi… certaines d’entre elles sont en train de germer car elles sont à maturité, vous pouvez tenter de les planter si vous préférez mais c’est une plante des tropiques donc la saison est peu indiquée…
Sinon les récoltes d’automne battent leur plein, le frigo se rempli comme il faut, les courges ont été sauvées du gel la semaine passée, il reste encore les céleris, les navets, les carottes et les choux à stocker avant le vrai froid donc y a encore du taf dans votre jardin. Pour les handicapés, on a récolté des tas d’haricots grains qu’il faut maintenant écosser, entendez par là qu’on vous tend une perche demijournesque à attraper au plus vite.
Lundi prochain le 1er novembre à 19h00 on se retrouve pour l’AG à la maison des associations, voyons-nous-y pour faire le point de notre commune situation qui se trouve être à la fois bonne et précaire.
Et pour celles qui ont commandé de l’huile d’olive, dès que les montagnes administratives seront franchies, vous serez mises au courant, pas de panique, ça arrive.
Bien à vous,
Vos celles aux grosses chaussettes, au nez qui comence à couler et aux bras musclés qui embrassent les fruits de leur travail avec bonheur en admirant le soleil se refléter sur les premières neiges du Jura au petit matin
