
La mort du campagnol ou la vengeance de la jardinière
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6 avril 2010
En avril 2010, le 6, où il fait bon planter des fenouils sous le soleil avec une vue magnifique sur les cimes enneigées du Jura
Tchao,
Cette semaine, on est allé vous glaner du topinambour à Landecy, chez nos amis du légume libre…il était encore juste temps pour ce tubercule qui commence à germer dans la terre qui se réchauffe. Cet objet biscornu est un cousin du tournesol et ne se mange que cuit. Cui-cui. Etant fort difficile à éplucher, on vous conseille de le bien nettoyer et de le cuisiner avec sa peau qui ne dérange pas les papilles, bien au contraire ! Cuisez-le à faible ébullition pour éviter les risques d’explosion, dans de l’eau salée ou du vin blanc salé ( !). Ensuite, vous le mangerez chaud ou froid, qu’importe, sa douce saveur proche de l’artichaut et de la noisette vous comblera de toute façon. Il accompagne volontiers une viande blanche, donc laissez vous aller à l’étuver, le fricasser, le réduire en purée ou l’intégrer à un gratin. En salade, avec une sauce moutardée ou en le stimulant avec de la noisette, ce sera un pur moment de bonheur. Si si !
Sinon, une flopée de pourpier d’hiver qui fleurit à l’arrivée du printemps, que vous pouvez sans hésiter cuire si la quantité vous effraie. Gardez-en pour une salade croquante, que vous pouvez commencer en râpant de la rave à l’avance et en la faisant « cuire » dans du sel avant d’y ajouter monsieur pourpier et en l’agrémentant de vos talentueuses vinaigrettes. Pour remplir vos estomacs, voilà encore de la patate et pour se rafraîchir l’haleine, de l’oignon vert et de l’ail des ours.
Ci-joint, un papillon qui vous annonce la journée internationale des luttes paysannes, le 17 avril prochain. La matinée sera consacrée à une visite de votre coopérative, puisque cette année, la marche mondiale des femmes s’associe à Uniterre pour honorer cette journée…et parce que votre coopérative est significativement représentée par des femmes. C’est nous les jardinières et c’est vous les coopératrices, vous êtes donc grandement bienvenues pour co-organiser la visite ou simplement y participer. Comme on n’est pas du tout misandres, les couillus sont les bienvenus, en tout cas votre jardinier sera là, peut-être même qu’il portera sa robe des grandes occasions…
A bientôt dans vos robes des champs,
Vos jarres dinent hier
